L’émission de radio

L’émission Masse critique sera vraisemblablement diffusée en direct tous les mardis à 20 h (heure du Québec) sur la Première Chaîne de Radio Fiat+⁄-Lux à partir du 4 janvier 2021.

AVERTISSEMENT

Ce programme exprime des points de vue qui pourraient ne pas convenir à un public infantilisé. La supervision des GAFAM est conseillée.

Au départ

À l’origine du projet, il y a la réalisation qu’on ne pourra rien faire de bon si chacun demeure dans son coin. Il part donc de cette nécessité d’aller vers les autres, de trouver des gens qui, comme nous, sentent bien qu’il y aurait quelque chose à faire, mais ne savent pas trop par où commencer. C’est dans cette perspective que notre petit groupe s’est initialement réuni.

Pourquoi une émission de radio ?

L’émission de radio, parmi toutes les formes qu’auraient pu prendre notre collaboration spontanée, semblait le mieux répondre à la volonté immédiate et aux motivations individuelles de chacun des membres du groupe. La radio nous permettra, il nous semble, de formaliser et de communiquer efficacement nos réflexions, nos interrogations, les résultats de nos recherches personnelles et nos perspectives.

Se faire entendre est une façon de donner un sens à notre posture de résistance, mais aussi de développer un esprit collectif, en produisant nous-mêmes ce qui nous est dorénavant interdit dans l’espace culturel conventionnel : une culture authentique qui nous est propre.

Mais, et surtout, la diffusion de l’émission nous permettra d’établir un contact privilégié avec d’autres personnes qui, comme nous, se retrouvent isolés malgré eux (pour leur dire : « non, vous n’êtes pas seul ») et se demandent ce qu’ils pourraient faire face à l’ampleur de l’absurdité de la crise mondiale actuelle (« nous n’avons jamais eu autant besoin de vous »).

Masse critique : concept

C’est cet esprit du faire ensemble, en opposition directe à l’isolement obligatoire que prescrit l’État et la passivité endémique qu’encouragent les médias, qu’exprime le concept de masse critique. La question n’est même plus de savoir si nous sommes assez nombreux pour renverser l’ordre incohérent des choses : l’histoire montre en effet qu’il ne suffirait que de mobiliser 3,5% de la population pour renverser une dictature. Nous formons déjà la masse critique suffisante : il s’agit maintenant d’entrer collectivement en résistance, en coordonnant avec intelligence nos efforts et nos actions.